Gouvernance des eaux industrielles et spatialisation des risques socioéconomiques à Sarh (Tchad).

Yamingué Bétinbaye

Docteur  en Géographie, Université de Ngaoundéré (Cameroun)

Ngaressem Goltob Mbaye

Maître de conférence, HDR en Géographie urbaine, Université de N’Djaména (Tchad)

Michel Tchotsoua

Professeur des Universités, HDR en Géographie?Géomatique, Université de Ngaoundéré (Cameroun)

yamingue@yahoo.fr

 

Résumé

La ville de Sarh, située au sud du Tchad est en proie à plusieurs problèmes de gouvernance urbaine, notamment liés au foncier, à la voirie, au transport, à l’électricité et surtout à l’eau. Malgré les réponses formulées, un problème de gestion non maîtrisée de l’eau continue de se poser et le cas des eaux industrielles semble échapper à l’attention des acteurs urbains. Il est indispensable d’analyser leur modèle de gestion pour en évaluer les implications sur la vie urbaine à Sarh. Pour essayer de répondre à cette préoccupation, une démarche dialectique est employée pour examiner la gestion des eaux usées issues de trois unités industrielles à savoir la Compagnie sucrière du Tchad, la nouvelle société textile du Tchad et les abattoirs de Sarh ainsi que celle de l’hôpital régional de Sarh, durant la période de 1997 à 2017. Il ressort de l’étude que chaque unité industrielle est équipée d’un dispositif propre de gestion des eaux. Les modes de gestion sont de types privé et public. L’eau a un caractère économique et sa gestion au niveau des unités industrielles fait d’elle un facteur de risque de pollution, d’érosion, de maladies et de conflits. Ces risques sont centrés sur les unités industrielles, leurs secteurs environnants et le fleuve Chari. Il est donc déterminant de renforcer le mode de gestion publique pour réduire les risques socio-environnementaux identifiés.

Mots-clés: Eaux industrielles, risque socio-environnemental, spatialisation, Sarh.

Abstract 

 

TELECHARGER LA REVUE