Résumé

 

A la question de savoir quel type d’enseignement est pratiqué au Centre Espoir des Sourds (C.E.S. en sigle) à Kisangani, en RDC, la majorité des apprenants sourds et entendants réagissent en affirmant l’inclusion scolaire. L’analyse des résultats indique que cette réponse s’appuie sur la présence, dans une même école ou classe, des personnes vivant avec handicap auditif et entendants. Cependant, les faits appréciés en profondeur révèlent l’inexistence du mode inclusif : la non maitrise de la langue des signes par la majorité de la population scolaire (enseignants et apprenants sourds et entendants). Aussi, pour beaucoup d’élèves du C.E.S., l’école appartient aux sourds, c’est la même conception pour beaucoup de Boyomais.

Ces résultats appellent plusieurs recommandations pour la mise en application effective d’un enseignement inclusif au Centre Espoir des Sourds de Kisangani. En d’autres mots, l’école secondaire doit chercher à réunir toutes les conditions exigées pour ce faire : disposer d’un programme adapté à tous ; former tous les enseignants en langue des signes, disposer les infrastructures scolaires adaptées à tous, disposer des manuels et matériels didactiques adaptés à tous, préparer un climat de collaboration favorable à tous au sein de l’école.

 

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